Récolte modélisation

La modélisation Lego – Récolte de la Biennale Montréal, urbaine et sociale

Les constats ont été basés sur les pratiques inspirantes de la première journée de la Biennale. Ils ont ensuite été étudiés afin de trouver les conditions de réalisation pertinentes en utilisant la technique du Lego Serious Play.

En plus des fichiers audio ci-dessous, il est possible de consulter le rapport complet et le sommaire exécutif de la Biennale pour mieux découvrir les idées ayant émergées du processus.

 

 

VIVRE LA VILLE INTÉGRÉE

Les quartiers périphériques sont inclus et participent activement au développement global de Montréal.

  • Placer le citoyen ou l’humain au cœur de toutes les stratégies et les moyens à mettre en place.
  • Chacun des quartiers a son identité propre à respecter. Il est important de faire attention de ne pas vouloir tout uniformiser.
  • Il faut créer des liens de manière volontaire entre les quartiers:
    • par le transport (collectif et routier);
    • En incitant à la circulation des gens entre les quartiers : créer des circuits touristiques (histoire, innovation sociale, richesses locales, etc.);
    • faciliter la communication entre arrondissements comme structures administratives à l’aide des tables de concertation (bonnes pratiques);
    • réduire l’impact des obstacles physiques entre les quartiers (ex. chemins de fer).
  • Créer une mixité économique à même le quartier, y intégrer des tours à bureau.

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On ose se démarquer et se vendre dans nos projets urbains et sociaux.

  • La ville recèle de projets citoyens extrêmement riches et intéressants qui ont été initiés par les citoyens eux-mêmes sur la base de leurs besoins, mais qui sont souvent méconnus.
  • C’est au moyen d’un laboratoire urbain mobile et flexible que l’on propose de diffuser ces initiatives sur la base d’alliances inhabituelles qui reflètent la diversité profonde dans la ville et la présence autochtone.
    • accompagner la mise en valeur de ces processus en agissant comme un incubateur de connexions pour documenter les bonnes pratiques;
    • créer des outils de diffusion, de communication (s’inspirer des bonnes pratiques d’ailleurs et diffuser les bonnes expériences citoyennes de Montréal à l’extérieur);
    • créer une vitrine qui permet d’intéresser les différents bailleurs de fonds ou institutions, pour éventuellement changer les rapports de force, pour créer un effet de levier;
    • documenter autant les processus que les projets finaux eux-mêmes.
  • L’idée serait de travailler en complémentarité et de ne pas refaire ce qui se fait déjà.

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La diversité des partenaires et des points de vue qui sont garants du succès des grands projets à Montréal.

  • L’enjeu principal c’est la question du leadership, un leadership réel, concret et rassembleur qui permet de créer des opportunités de connexions et d’identifier les rôles individuels, les attentes et les objectifs collectifs.
  • Une « médiation sociale » permettrait d’associer une grande diversité de partenaires et de ressources pour réaliser des choses, tout en gérant les contraintes tels que les agendas cachés et le jugement.
  • Articuler des espaces de convergence autour des tables de quartiers, mais aussi des arrondissements et de la ville.
  • C’est un processus, une démarche qui prend du temps et qui est en mouvement.
  • On parle à la fois des démarches top down et bottom up qui doivent pouvoir se jouer ensemble pour faire émerger une vision régionale locale.

Les règles et les lois sont suffisamment flexibles pour s’adapter aux besoins qui évoluent. 

Le fonctionnaire est contraint au milieu de blocs de lois, de règlements qui ne lui permettent pas de s’épanouir, d’innover. Voici trois solutions:

1) Créer une vigie aidée par le service de la performance organisationnelle de la ville. Sa mission : recenser les besoins des citoyens auxquels des réponses ne peuvent être apportées à cause des lois et faire la revue de toutes les lois obsolètes. Aussi se permettre de regarder en arrière pour découvrir ce qui n’a pas pu être fait pour aider les plus démunis à cause des lois.

2) Saisir les fenêtres d’opportunité ou « projets pilotes », pour réaliser les projets intéressants et stimulants qui répondent à un besoin, mais que l’on ne peut pas faire à cause des lois. Voir ces projets avec les lunettes de la Politique de développement social au lieu des lois pour évaluer leur pertinence et faire contrepoids. Le statut de projet pilote permet de contourner les règlements et leurs résultats positifs permettraient de faire pression pour modifier les règles.

3) Créer une coalition constituée d’organismes et de citoyens qui serait une instance formelle et qui aurait comme mission de défendre les principes de développement social et de dénoncer les incohérences entre les lois et les projets porteurs.

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Au-delà du logement social, des logements locatifs et abordables pour assurer un accès aux personnes à faible revenus. 

  • Il y a du bâtiment déjà bâti à rénover et qu’il y a du bâtiment à développer.
  • Ça prend des lois qui s’ajustent et qui sont cohérentes avec la réalité de Montréal (programmes de soutien en logement, mais aussi en rénovation).
  • La coordination d’une vision globale est important pour aller chercher l’ensemble des acteurs.
  • Des passerelles sont nécessaires pour que les programmes qui traitent « la pierre » soient aussi pensés pour mettre l’humain au cœur.
  • La consultation auprès de la population et des personnes qui sont à faibles revenus pour les inclure au cœur des démarches.
  • Les propriétaires sont des acteurs qui pourraient jouer un rôle plus important. Il faudrait identifier les propriétaires qui ont une ouverture aux enjeux sociaux et les inciter à embarquer dans des programmes.
  • L’économie sociale pourrait créer un maillage avec le logement privé.
  • Le rêve serait de développer avec l’aide de programmes dédiés, des nouveaux concepts d’habitation collectif et durable qui permettent d’économiser.

VIVRE ENSEMBLE LA DIVERSITÉ

C’est dans l’ADN de Montréal de développer la ville en fonction de sa diversité.

  • On part de l’a priori que la diversité est une richesse pour Montréal et il faudrait en faire la promotion dans tout l’espace montréalais en travaillant avec les gens du marketing de Montréal.
  • Il y a un paradoxe entre la notion d’ADN qui est plus figé et la diversité qui est plus ouverte et qui change continuellement.
  • On propose de créer « les rencontres de la diversité durable » qui développerait une culture intégrée de la diversité et qui discuterait des thèmes liés à la compétence des villes.
    • Sous la forme d’événements festifs, pour faire ressortir des enjeux, des besoins, des priorités.
    • La récolte serait analysée à travers la lunette de la diversité sociale.
    • Tous les partenaires sont inclus dans l’analyse de la récolte et dans la prise de décision pour des actions concrètes.
    • Les instances existantes, telles que le forum de développement économique, de développement social et du développement durable, devraient siéger aux rencontres de la diversité durable.
  • Il serait important de rendre plus inclusive la notion de diversité. C’est plus large que la diversité culturelle.

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Les bâtiments et les infrastructures de Montréal se transforment selon l’évolution des besoins de la population.

  • Pour que les bâtiments et les infrastructures correspondent aux besoins du plus grand nombre, ils devraient se baser sur les critères des personnes handicapées.
    • Par exemple, mettre une rampe ne gêne personne, mais aide les personnes âgées.
    • Si l’entrée d’une ruelle ou d’un commerce est élargie, cela permet aussi aux poussettes de passer, pas seulement les chaises roulantes.
  • La diversité des besoins : si tu développes des logements, tu as aussi besoin de commerces et de lieux de travail .
  • Reconnaître officiellement et politiquement les tables de concertation de quartier.
    • Leur permettre d’être partie prenante des décisions ; de l’identification des besoins à la réalisations, sans négliger l’octroi de moyens nécessaires à la mise en œuvre des projets concernant les bâtiments et infrastructures des quartiers existants et à venir.
  • En ce qui a trait aux bâtiments centraux et aux infrastructures centrales, la création et la consolidation des comités de citoyens dotés des moyens afférents, tout ça avec en fond les valeurs d’inclusion, de diversité et d’un vivre ensemble harmonieux.

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Les communautés culturelles sont reconnues, elles prennent leur place et elles contribuent au projet urbain.

  • L’idée récurrente était de construire des ponts solides en misant plus sur la qualité que sur la quantité.
    • Travailler avec des agents pollinisateurs qui auraient le mandat d’être dans les milieux pour faire de manière informelle de l’éducation à la citoyenneté et présenter les possibilités d’implications sociales.
  • Pour construire des ponts, il faut diversifier les façons d’entrer en contact avec les communautés culturelles.
    • Il faut parler des communautés culturelles au sens large, pas seulement les nouveaux arrivants., ça peut être d’autres communautés comme les LGBT, par exemple pour reconnaitre leurs différentes situations.
    • Varier les horaires et les lieux de consultations pour couvrir les différentes conditions de travail.
  • Différents types de contributions pourraient être reconnues.
    • En haut, les élus, les politiques et en bas, les citoyens et les travailleurs qui font entendre leur voix.
    • Les acquis et les équivalents des travailleurs immigrants sont reconnus, ce qui leur permet d’exercer leur métier.
    • Ainsi, ils peuvent aussi contribuer à la construction des projets urbains dans leur vie « normale »
  • Il faut aussi laisser un peu de place aux conflits, aux opinions divergentes dans l’avancement du processus.

Au-delà de se côtoyer, les gens de toutes les communautés culturelles entrent naturellement en relation dans les lieux de rencontres de Montréal. 

  • Créer un comité de quartier qui déclencherait des consultations pour sonder les rêves des gens qui habitent le quartier et qui y travaillent afin de répondre à leurs besoins pour aménager un territoire commun.
    • Il serait composé d’organismes, de membres d’organismes communautaires, d’entrepreneurs, de gens d’affaires et de citoyens qui travaillent ou qui habitent le quartier.
    • La consultation est faite d’une façon très ludique et originale dans les lieux où les gens sont (parcs, en-dessous d’un pont, etc.).
  • À la suite de la consultation, le comité de quartier engage ceux qui veulent participer à réaliser cet aménagement. Le citoyen est impliqué de A à Z, même si le comité de quartier coordonne.
  • Ensuite, on fait des ponts afin de transmettre cette façon de faire à travers d’autres quartiers dans l’arrondissement afin de faire boule de neige.

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Au-delà de se côtoyer, les gens de tous les âges entrent naturellement en relation dans les lieux de rencontres de Montréal. 

  • Le point central c’est l’antenne des besoins, les besoins sont grands et la diversité des réponses l’est tout autant.
    • Ici en haut on a les élus, les instances qui sont branchés sur cette antenne des besoins et avec les cordes pour que ça puisse se répartir un peu partout.
  • On parle de diversité des lieux et d’activités pour pouvoir répondre à tout le monde, incluant une mixité des habitats et des lieux de travail sur le même territoire.
  • Les marchés publics, les bibliothèques, les parcs, les parcs à chiens sont des lieux extrêmement importants et ils existent, pas besoin d’en faire plus.
    • L’enjeu c’est de les faire connaître.
    • Il faut aussi créer un lien de confiance pour que les gens, surtout les aînés, se sentent en sécurité d’y aller.
  • L’enjeu du transport est aussi important.

VIVRE LE QUARTIER

Les quartiers de Montréal sont reconnus pour leurs lieux de rencontres ludiques, innovants et créatifs.

  • Les espace de rencontres ludiques, innovants et créatifs se développent à partir des besoins des citoyens et des organismes de proximité qui vont porter ces projets et qui vont travailler avec les citoyens.
  • La ville administrative, centrale à Montréal, a un rôle à jouer dans l’utilisation des espaces publics, surtout pour les parcs.
    • Les particularités des arrondissements doivent avoir la capacité de rayonner.
    • Les procédures municipales qui sont souvent compliquées, pas complexes mais compliquées : plusieurs paliers, plusieurs personnes .
      • Serait-il possible d’avoir un répondant dans un quartier dédié aux espaces publics avec lesquels on peut transiger?
  • On pourrait créer un parc auto-animé où les gens improvisent ce qu’ils veulent faire dans le parc (du culturel au scientifique, au loisir au sport).
    • Il faut faire du marketing parce que ce n’est pas nécessairement naturel pour la population d’occuper les parcs.
  • De plus en plus d’espaces privés sont mis à la disposition du public (ex. tables à pique-nique dans stationnement de commerce).
  • Les ruelles vertes à Montréal sont d’excellents exemples, tout comme les citoyens qui mettent des fleurs devant chez eux avec un petit banc pour que les gens puissent s’asseoir et jaser. Ça crée des conditions favorables.

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Les quartiers du centre ont tout ce qu’il faut pour plaire aux familles.

  • Il y aurait une coalition de 8 ou 9 tables dans les quartiers centres qui seraient l’instigateur du projet.
    • Elle irait s’adjoindre, en plus du citoyen, d’un architecte, d’un urbaniste et d’un vulgarisateur pour créer le lien avec les citoyens et s’assurer qu’ils se reconnaissent et se retrouvent dans tout le vocabulaire utilisé.
    • Elle produirait des documents (mémoires, études, articles) avec des experts qui viendraient appuyer les demandes des citoyens, qui viendraient montrer le bien fondé d’orienter différemment la densité dans les différents quartiers.
    • Elle aurait un rôle d’influence auprès des décideurs, que ce soit au niveau municipal et même provincial, s’il y a des lois à changer, des orientations à donner ou au niveau de l’urbanisme.
  • Des passerelles seraient importantes pour faciliter l’avancement de ce projet à long terme et inclure les personnes qui ont un intérêt à faire évoluer le projet.
  • Il faut travailler sur la densité pour qu’elle demeure à échelle humaine, pour que tout le monde ait accès à des espaces verts, à du loisir, à de la culture, à des services de proximité.
    • Le développement de CPE, d’écoles et des commerces à proximité pour faciliter le voyagement des familles.
    • On mise beaucoup sur le vélo et les déplacements à pieds.
  • Les bâtiments devraient avoir des toits verts qui pourraient servir aussi à la communauté (vs. les édifices de 50 étages).
  • Conserver la densité et la qualité des espaces verts, afin que ça demeure toujours à échelle humaine.

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Les nouveaux projets d’aménagement urbains qui se développent à Montréal seront encore d’actualité dans 25 ans.

  • Tout projet d’aménagement urbain doit reposer sur des principes non-négociables de la dimension sociale.
    • Les espaces verts et les notions d’environnement : des espaces de rencontres, les placettes, les lieux publics, les parcs et aussi des toits verts.
    • La notion de mixité sociale dans le logement et de mixité des usages dans le bâti .
    • Développer le transport actif, les pistes cyclables.
    • L’accès universel.
  • Créer un agora qui permet d’informer et de consulter les différentes composantes de la société civile
    • Qui va s’assurer que les informations soient rendues publiques avant que les projets atterrissent.
    • Permettre la contribution à l’étape du schéma d’aménagement afin que ça répondre aux besoins réels des personnes qui vont être directement impactées par le projet d’aménagement urbain.
  • Interpeller les ressources d’audace, d’innovation et d’intelligence collective.
  • Ensuite faire un transfert d’expertise, les bons coups, les erreurs à ne pas reproduire.

Les bâtiments et les infrastructures de Montréal se transforment selon l’évolution des besoins de la population. 

  • Il est important de savoir quels sont les vrais besoins de la communauté, des citoyens et ça passe par plusieurs moyens : soutenir l’information et la consultation.
    • Si l’on veut que les citoyens participent vraiment, il faut que ça soit des mécanismes qui oeuvrent en continue.
    • Trouver des formules où les gens sont constamment capables de donner de l’information.
    • Qu’il y ait souvent des interactions avec les élus qui doivent être de notre côté.
    • On veut que les citoyens puissent aussi se faire une tête, avec des possibilités d’influencer les décisions .
    • Il faut aussi des lieux de consultation où l’on va accueillir des gens qui ont des idées très arrêtées, des promoteurs.
  • Les mesures de zonage doivent être plus souples, car si on pense à récupérer des espaces pour les offrir à des projets de mixités de fonction, il faut que les zonages nous permettent de le faire.
  • C’est important de protéger un développement local qui ne devient pas juste du développement pour l’économie, viser l’écoresponsabilité.
  • Travailler sur l’énergie verte et le lien avec la nature.
  • Inclure les besoins des personnes âgées, les gens à mobilité réduite et des différentes communautés.
  • Développer en incluant l’art actuel et l’art urbain.

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Montréal, une ville où les citoyens ont leur place dans les décisions qui touchent l’aménagement de leur milieu de vie. 

  • Les acteurs locaux en concertation doivent être à l’affût des principaux enjeux d’aménagement dans leur quartier.
    • Ils doivent consulter les citoyens, rendre l’information digeste pour consulter les citoyens, se rendre sur place, etc.
    • Avoir une connaissance fine et une vision en amont du projet avant que les promoteurs et les projets arrivent tout canés.
  • Les décideurs devraient, dans les processus pour aménager ou réaménager un lieu, se déplacer sur place pour écouter les citoyens, pour observer comment l’espace est utilisé par les citoyens.
    • On a besoin d’agents de mobilisation pour accompagner et mobiliser les citoyens.
    • La consultation peut aussi se faire en modèle porte à porte, ou via les réseaux sociaux ou autres moyens plus modernes pour aller vers les gens .
  • Il faut donner des leviers (argent) pour que des citoyens puissent porter des projets à l’échelle de leur sentiment d’appartenance.
  • Il faut aussi des agents de mobilisation pour soutenir les citoyens, pour démocratiser les processus, pour leur faciliter les choses.